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, par admin

Ni en Allemagne, ni en Afrique

Déclaration à l’occasion du cinquantenaire de l’unité africaine

afriqueV

« Nous, Chefs d’État et de Gouvernement africains réunis à Addis-Abeba, Ethiopie ; Convaincus que les peuples ont le droit inaliénable de déterminer leur propre destin ;Conscients du fait que la liberté, l’égalité, la justice et la dignité sont des objectifs essentiels à la réalisation des aspirations légitimes des peuples africains ; Sachant que notre devoir est de mettre les ressources naturelles et humaines de notre continent au service du progrès général de nos peuples dans tous les domaines de l’activité humaine ;… »

Que reste-t-il de cette charte rédigée par Modibo Keita et Sylvanus Olympio et endossée par trente trois jeunes pays désormais le 25 Mai 1963 ? La charte donnait existence à l’OUA qui n’a pas pu réaliser l’unité continentale. Cinquante ans plus tard, l’Union africaine a remplacée l’OUA, mais l’Afrique lutte encore pour sa pleine souveraineté. Elle demeure empêtrée dans une division internationale du travail injuste entretenue par un ordre impérialiste qui s’interpose résolument contre le panafricanisme. Un récent rapport français de la défense considère que le panafricanisme est une menace pour les intérêts occidentaux. [1]

A l’occasion de ce cinquantième, nous citoyens Africain-Es,  Allemand-Es t internationalistes exigeons que les pages du 19 et 20 ème siècle qui perdurent soient définitivement tournées en matière de recolonisation. En 1885, à Berlin, se scellait pour le capitalisme, au détriment du Congo, le premier espace de libre échange qui allait permettre d’autres arrangements coloniaux divisant le continent. En 2013, c’est de Stuttgart que l’AFRICOM veut s’étendre sur l’Afrique alors que des conflits géopolitiques, économiques et géostratégiques minent plus que jamais le continent. L’Allemagne, qui a tant l’expérience de la guerre, est aussi habitée de citoyen-Es qui la réprouvent et sont solidaires de notre effort anti-militariste. Nous aspirons tous et toutes à la paix, à la souveraineté et à la solidarité.

Dans la lignée d’une politique expansionniste et agressive en Afrique, le commandement général des États-Unis pour l’Afrique, AFRICOM, lancé par l’administration de Bush Jr, prétend protéger la sécurité nationale des États Unis en renforçant les capacités de défense des États africains contre des menaces transnationales et y permettre un environnement favorable à un développement harmonieux[2]. Il cherche à établir une base sur le continent africain en transférant l’AFRICOM qu’il positionne, depuis 2008 à Stuttgart en Allemagne. Là est aussi cantonné le U.S. Marine Forces Africa (MARFORAF) qui coordonne les frappes militaires et les manœuvres sur le continent.

Cette perspective d’une base de l’AFRICOM en Afrique, pour l’instant rejetée par la plupart des pays du continent, en séduit quelques rares. Elle s’impose sur le mode du fait accompli, à mesure que progresse la stratégie d’endoctrinement, d’encerclement et de diffusion dans le continent et qu’y sont entretenus des foyers de tension. En effet l’AFRICOM, les dispositions de l’OTAN et des initiatives unilatérales de certains pays de l’OTAN comme la France[3] se font dans l’intérêt exclusif des pays du centre et leurs compradors locaux. Cette base ne vise qu’à sécuriser, dans la durée et à leurs propres fins, nos matières premières et notre espace stratégique face à l’appétit des puissantes émergentes du BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine) et notre propre perspective d’unité. Aucun de ces pays de l’OTAN n’a besoin d’une base militaire aussi grande en Afrique. Non seulement ils disposent de plusieurs bases et facilités, mais vont où bon leur semble sur le continent, en raison de clauses bilatérales et autres arrangements connexes. La plupart des armées des pays africains ont été cooptées par les forces des États impérialistes et leurs milices privées et autres compagnies de sécurité. Ces forces de surcroit alimentent, directement ou indirectement, le péril terroriste qui prospère sur le terreau du sous-développement. Sinon, elles s’ingénient à freiner les avancées démocratiques comme en Afrique du Nord en fragilisant certains pays ou en soutenant par des pays alliés du Moyen–Orient des régimes rétrogrades. La mise sous tutelle de nos pays est très avancée, en raison de leur déstructuration par trois décennies d’ajustements structurels de désengagement de l’État, de gouvernance managériale, de diversion démocratique et de dépolitisation. Au niveau militaire, les pays africains sont dispersés, fragilisés et désunis sur les enjeux fondamentaux d’occupation entre autres au Congo, en Côte d’Ivoire, en Libye et au Mali. Le chantage d’instabilité menace autant le Soudan, l’Égypte, le Nigéria, la Tunisie, la Centrafrique que l’Algérie... Sur les théâtres d’opérations, l’ONU est instrumentalisée, laissant les coudées franches aux forces de l’OTAN. L’unité d’apparence des pays africains militarisés dans ces missions l’est surtout dans le sillage de l’impérialisme. Trente-six pays du continent ont d’ores et déjà envoyé se faire former à Washington la « prochaine génération de leaders du secteur de la sécurité » (ACSS- African Center for Strategic Studies). Ces hauts gradés viennent s’insérer dans un dispositif de renforcement des capacités opérationnelles et militaires sous l’AFRICOM’s Theater Security Cooperation programs (TSCP). Africa Contingency Operations Training and Assistance (ACOTA) program complète ces programmes de formation de la troupe et s’insinue jusque dans la formation multilatérale de pacification onusienne. Depuis une dizaine d’années, une quantité toujours plus grande d’armées africaines participent annuellement aux manœuvres FLINTLOCK de lutte antiterroriste en Afrique du Nord et de l’Ouest. AFRICA ENDEAVOR est quant à elle une manœuvre dans le secteur de la communication d’intelligence. CUTLASS EXPRESS sont des manœuvres maritimes censées contenir les trafics en tout genre dans l’Afrique de l’Est et l’océan Indien.

Certes, il y a une insécurité inhabituelle sur le continent pour prétexter tant d’élans belliqueux. De plus en plus de noyaux de nature terroriste ou d’aventuriers politiques existent et disposent de leur propre agenda, nuisant autant à « l’ordre du monde » qu’aux pays africains. Mais, ce sont des épiphénomènes. Le plus souvent, les origines des conflits, que ces puissances disent enrayer, découlent de l’échec du développement et de la pauvreté, des incidences de leurs propres politiques, de délinquances et trafics issus de conflits perdurant, de l’instrumentalisation du désordre, d’intérêts liés à leurs Juniors. Les Juniors sont de petites firmes multinationales qui s’acoquinent aux nébuleuses de rebellions ou de terroristes pour l’accès aux ressources. Les accointances avec les forces étrangères, qui viennent ensuite ‘libérer’ les zones contentieuses, font partie de la stratégie du tout sécuritaire validant la militarisation. Plusieurs régimes politiques de nos pays participent à ce brigandage, ou alors sont soumis aux chantages des conditionnalités des libéralisations et des ressources extractives.

La mise sous tutelle de nos armées nationales, ou ce qui en reste, et la perspective de voir déménager en Afrique la base de l’AFRICOM ainsi que la recrudescence des interventions militaires françaises ou autres hypothèquent toute réelle intégration africaine. L’Afrique est progressivement insérée de force sous le parapluie de l’OTAN. L’AFRICOM aide l’OTAN et réciproquement sans que ne soient plus discernables leurs nuances. Ce début mai, le secrétaire général de l’OTAN Rasmussen a reçu à Washington le « Distinguished Leadership Award  » du Conseil atlantique. L’AFRICOM comme l’OTAN quadrillent le continent, sophistiquant une politique qui remonte à loin. Les entraves aux indépendances et renversements de régimes progressistes ; l’échec de l’endiguement de la lutte contre l’apartheid  ; les errements de la politique américaine en Somalie et au Soudan et ses tractations avec El Qaeda et les attentats jihadistes avant ceux du 11 septembre et la politique dite anti-terroriste qui en a découlé en sont quelques moments historiques. En 2002, c’est l’initiative pan sahélienne anti-terroriste avec quatre pays sahéliens. Elle est portée trois ans plus tard à TSCTI Trans-Saharan Counter-Terrorist Initiativequi adjoint cinq pays de plus. L’EACTI East Africa Counter-Terrorist Initiativeprolonge pour l’Afrique de l’Est en englobant six autres pays. Dans la même année 2005, l’OTAN est venue assister l’Union africaine au Darfour. Deux ans plus tard, elle confectionne l’étude qui sera la matrice des brigades des FAA, forces africaines en attentes, censées maintenir la paix continentale et qui serait opérationnelle en 2015. Ceci est un déni de la souveraineté continentale. L’OTAN et l’AFRICOM n’ont en réalité pas besoin de plus que leur actuel officier de liaison militaire de haut rang (SMLO) agissant comme point de contact des activités avec l’Union africaine.

Nous devons absolument générer un sursaut internationaliste et panafricaniste afin que nos élites et nos peuples comprennent que la militarisation de l’Afrique est une impasse. Elle attise et attire plutôt les conflits. La souveraineté de l’Afrique passe par le démantèlement de toutes les bases étrangères, par l’avènement d’une armée continentale vouée à la défense du seul sol continental et au maintien de la paix, de style Africa Pax.[4] Ceci suppose une intégration continentale autocentrée tournée vers le progrès social qui va justement à contre-courant de la cooptation et la transformation de nos armées en supplétifs. Ceux-ci sont chargés d’éteindre des conflits le plus souvent instrumentalisés par « l’ordre mondial » pour l’accès aux ressources naturelles. Nous devons avant tout compter sur notre propre unité, et sur la défense des intérêts de nos peuples et ne pas escompter que l’OTAN ou l’AFRICOM le feront pour nous. Ainsi seulement sera assurée la maîtrise de notre propre accumulation et que le développement intégré du continent sera enfin concrétisé.

Toutes et tous pour la repolitisation citoyenne et panafricaine de notre jeunesse.

AFRICOM go home, L’Afrique aux Africain-Es.

Plus de bases étrangères ni en Allemagne, ni en Afrique ;

Non à la militarisation terroriste, et à la présence des bases étrangères, des Chagos à Diego Garcia en passant par Libreville, Sao-Tomé , Ceuta, Ndjamena, Djibouti ou Tripoli... ;

Non à l’assaut généralisé sur les ressources naturelles et terres agricoles Africaines par des multinationales ;

Non aux dirigeant-Es qui subordonnent l’Afrique à l’impérialisme ;

Pour une transformation démocratique et populaire de l’UNION AFRICAINE ;

Vive la décolonisation définitive de l’Afrique unie et indivisible.

Africaines, Africains, ami-Es internationalistes Debout pour la défense du continent africain.

Groupe de recherche et d’initiative pour la libération de l’Afrique (GRILA) ;

Ont endossé la Déclaration AFRICOM Hors d’Afrique :

Forum du Tiers Monde (Samir Amin ; Bernard Founou) 

Fondation Frantz Fanon (Mireille Fanon- Mendes-France)

HANKILI SO AFRICA (Koulsy Lamko) 

AfricAvenir International

Black Agenda Report (Glen Ford) 

Arbeitskreis Panafrikanismus München (Dipama Hamado)

Revival of Panafricanism Forum (RPF) (Gnaka Lagoke) 

INSTITUT TUNISIEN DES RELATIONS INTERNATIONALES (ITRI) (Ahmad Manai) 

Yash Tandon, Former Executive Director of the South Center 

Diasporic Music on Uhuru Radio 

Network for Pan Afrikan Solidarity - Ajamu Nangwaya, University of Toronto 

Emira Woods – IPS 

Forum Africain des Alternatives

(ARCADE) Africaine de Recherche et de Coopération pour l’Appui au Développement Endogène, (Demba Dembélé)

Afrika Kulturprojekte e.V.

Dr Horace Campbell - Syracuse University 

Dr Saër Maty Bâ – Somerset, United Kingdom ;

Dr Sanou Mbaye,

Dr. Boniface Mabanza (Kirchliche Arbeitsstelle Südliches Afrika KASA)

Dr Amzat Boukari-Yabara (Ligue Panafricaine - Umoja)

Dr Werner Ruf (AG Friedensforschung)

Berlin Postkolonial e.V. (Mnyaka Sururu Mboro und Christian Kopp)

Dipl.Afrikanistin (Ginga Eichler)

Dr. Lutz Holzinger, (Journalist and Writer in Vienna)

Ababacar Fall, Dakar Senegal

Dr Henning Melber, The Dag Hammarskjöld Foundation, Uppsala/Sweden

Komitee für Grundrechte und Demokratie : Wolf-Dieter Narr :

Joanès Louis (Université Populaire Kwame Nkrumah)

Werner Kersting, Vorsitzender



[3] Plus d’une cinquantaine d’interventions militaires néocoloniales françaises en 50 ans, voir http://www.rfi.fr/afrique/20100714-1960-2010-50-ans-interventions-militaires-francaises-afrique ou Raphaël Granvaud, Que fait l’armée française en Afrique, Dossiers Noirs Survie, Paris, 2009.

[4] Africa Pax : 
Une solution aux problèmes de gestion et de règlement des conflits
en Afrique, applicable en zone interlacustre, GRILA, Genève, 1995, http://www.grila.org/publi.htm

 

“AFRICOM Go Home”

AFRICOM Out of Germany - NOW ! AFRICOM Out of Africa - NOW !

 

Declaration in Celebration of the Fiftieth Anniversary of African Liberation Day

 

“We, the Heads of African States and Governments assembled in the City of Addis Ababa, Ethiopia ; Convinced that it is the inalienable right of all people to control their own destiny ; Conscious of the fact that freedom, equality, justice and dignity are essential objectives for the achievement of the legitimate aspirations of the African peoples ; Conscious of our responsibility to harness the natural and human resources of our continent for the total advancement of our peoples in spheres of human endeavor…”[1]

What is the real legacy of the charter that Modibo Keita and Sylvanos Olympio drafted on May 25th 1963 and reinforced with the power of 33 newly minted/ independent countries backing it ? Arguably, in the end that particular document, which ushered in the Organization of African Unity (OAU) did not succeed in creating African unity. Some fifty years later, although the African Union has replaced the Organization of African Unity, Africa is still struggling to realize her full potential and exercise her right to self-determination. Meanwhile, the continent remains mired in disadvantage perpetuated by an international labor sector held captive within an imperialistic system resolutely opposed to Pan-Africanism. Indeed, a recent French Defense report calls Pan-Africanism a threat to Western interests. [2]

Today, as we commemorate the past fifty years we are determined, as citizens, either of Germany or Africa, or internationalists to turn the page on colonization once and for all. Beginning in the nineteenth century and well into the twentieth unbridled colonialism was pervasive throughout the continent. In 1885, it made common criminal cause with capitalism against the Congolese people when the Berlin Conference designated the Congo the world’s first “Free Trade Zone” and unleashed a process of colonial intervention that would eventually carve up the entire continent.

In 2013, from its base in Stuttgart, AFRICOM, the U.S. Africa Command, is plotting to stretch out its tentacles across Africa, taking advantage of an extraordinary conjuncture of geopolitical, economic, and geostrategic disputes that are undermining the continent. Even in Germany, which has known so much war, many people who call Germany home are opposed to violence and stand in solidarity with our anti-militaristic initiatives. The German Constitution prescribes at Article 26 that all preparation for war or aggression carried out on its soil risks disturbing the peace between people. With Article 25, international law becomes German law and has primacy over all other laws. Since 2002, Germany has had a Code which makes the crimes of international public law part of German law. The nature of these crimes thus gives German jurisdictions / German courts universal jurisdiction to hear cases involving allegations of crimes of international public law regardless of the nationality of the authors or the place of the crime. As women and men we all hope for peace, sovereignty and solidarity.

In line with its aggressive and expansionist policy towards Africa, AFRICOM, launched by the George W. Bush administration, claims to be protecting the national security of the United States by boosting the capacity of African states to defend themselves against transnational threats. They claim that doing so will also create an environment that encourages harmonious development.[3] AFRICOM is also actively seeking to establish a base on the African continent and move from Stuttgart, Germany, where it has been garrisoned since 2008. The U.S. Marine Forces Africa (MARFORAF), which coordinated military strikes and maneuvers across the African continent, was also housed there.

So far, for most African countries, an AFRICOM based in Africa does not appear to be particularly enticing. However, a very select few seem to have yielded to temptation. Dressed up as a “fait accompli” to deny Africans any semblance of choice, AFRICOM’s strategy includes indoctrination, managing dissent and gradually spreading its influence across the continent by exploiting tensions wherever they exist. By keeping abreast of other NATO initiatives as well as those unilateral interventions undertaken by certain of its member countries such as France, AFRICOM continues to serve the exclusive interests of dominant countries and their local comprador elites. A base on the African continent is a guarantee of long-term access to Africa’s raw materials and locations of strategic importance. In addition, AFRICOM will not only circumvent the voracious appetites of the emergent BRIC (Brazil, Russia, India, China) powers but also block Africa’s own progress towards unity.

No NATO country really needs to establish such a huge military base anywhere in Africa. Not only do these countries have other bases and facilities at their disposal, but they also benefit from bilateral or equivalent arrangements, which allow them to move freely around the continent. In addition, the armies of most African countries have become so compromised through their association with military contractors from the imperialist states or the private military and security companies that work in tandem with them, acting as their surrogates. Intentionally or not, such factors generally fuel terrorism, which sprouts predictably wherever underdevelopment has created a climate where it can thrive. Besides, the imperialists have worked tirelessly to stifle democratic developments/movements in North African either by undermining certain countries or encouraging their Middle Eastern partners to throw their weight behind backward regimes.

The African continent has been thoroughly decimated by over three decades of structural adjustment, which has downsized the state and resulted in technocrats running our governments. It has also created a fictitious sense of democracy, which has depoliticized our populations and left our countries victims of a particularly vicious virus of dependency. In military terms, Africa remains fragmented and vulnerable in the face of fundamental challenges, such as the foreign occupation of the Congo, the Ivory Coast, Libya and Mali. At the same time, the possibility of playing the instability card looms menacingly over the Sudan, Egypt, Nigeria, Tunisia and the Central African Republic as well as Algeria…

Here the UN is instrumentalized, paving the way for the intervention of NATO forces. The apparent unity of militarized African countries in these peacekeeping missions is a reflection of imperialism. For example, thirty-six countries on the continent sent their “next generation of leaders in the security sector” (ACSS) to receive training in Washington DC. Those high-ranking officers who did so were included under the umbrella of operational and military capacity building within AFRICOM’s Theater Security Cooperation Programs (TSCP). The Africa Contingency Operations Training and Assistance (ACOTA) program rounds out these infantry training projects and has made inroads into the delivery of multilateral training to UN peacekeepers. Over the last decade, a growing number of African armies have participated in the annual FLINTLOCK antiterrorist maneuvers held in North and West Africa. Then there is the AFRICA ENDEAVOR, which bills itself as an opportunity to develop skills in the area of intelligence communication. CUTLASS EXPRESS refers to a series of maritime strategies designed to control the flow of all traffic around East Africa and the Indian Ocean.

Indeed, there must exist an unusual insecurity on the continent to pardon such aggressive impulses and maneuvers. There are also growing networks of terrorists and politicized outlaws who march to their own drum and threaten “world order” just as much as they do the African countries they attack. However, these are merely the ‘tip of the iceberg’.  More often than not, the origins of such conflicts, which the powers that be make a show of stamping out, lie in poverty and underdevelopment. They are the fallout of failed policies or of the crime and illegal trafficking produced by persistent disputes as well as the impact of chaotic events associated with so-called “Juniors”. Some of these “Juniors” are in fact small multinational firms that jump into bed with rebels or terrorists in order to get their hands on raw materials. Where prior commitments have been made to external forces, they tend to emerge as the situation evolves to liberate contested zones and become integrated into an overall strategy of “total security”, which rationalizes militarization. Many of the regimes ruling African countries either collude in this type of thievery or are subdued by the smoke-screen liberalization, economic conditionalities and extractive resources syndrome.

The subordination and control of our national armies, or what remains of them, and the prospect of seeing the AFRICOM base move to Africa, like the recent deployment of French military forces or other interventions, act as a barrier to achieving true African integration. Africa is increasingly obliged to seek shelter beneath NATO’s umbrella. Indeed AFRICOM and NATO are so intertwined that it is hard to see where one ends and the other begins. For example, at the beginning of May, NATO’s Secretary General, Rasmussen, received the Atlantic Council’s “Distinguished Leadership Award” in Washington. Both NATO and AFRICOM have had a hand in carving up the continent, as they fine-tuned their policies, which spring from deep roots.

Some of the key elements of this fifty-year history include strategies that the imperialists used to checkmate Independence ; coups that were mounted against progressive regimes ; the failure of forces that tried to derail the struggle against apartheid ; the vagaries of American foreign policy visited upon Somalia and the Sudan ; negotiations with Al-Qaeda ; the jihadist attacks that preceded the ones on September 11th and the so-called anti-terrorist policies that they provoked. In 2002, a pan-Sahelian anti-terrorist initiative was crafted in collaboration with four Sahelian countries/ Three years later, the Trans-Sahara Counter-Terrorist Initiative (TSCTI) was expanded to cover five more countries.

Later on EACTI (East Africa Counter-Terrorist Initiative) was extended into East Africa, bringing six more countries under its wing. In the same year (2005), NATO answered the African Union’s call for help in Darfur. Two years later, it fashioned the study that would become the matrix of the brigades of the African Standby Force (ASF) whose goal is allegedly to maintain continental peace. ASF is slated to become operational in 2015.

In continental terms, all those events add up to a violation of our right to self-determination. When they are ready to swing into action, NATO and AFRICOM need consult no higher authority than their current senior military liaison officer (SMLO)who is their point man in all affairs involving the African Union. We PanAfricanists have a duty to build an internationalism that will wake up our elites as well as the masses of our people and make them aware that militarizing Africa will lead us down a path to nowhere. It will ignite, fuels, and attracts conflict. Arguably, Africa’s very sovereignty depends on dismantling all foreign bases. We should only put our faith in an all-African army, whose sole purpose should be to defend the territorial integrity of the continent and help us to maintain peace under the umbrella of an Africa Pax.[3]

Our Pan-Africanism presumes a self-reliant continental integration whose goal is social progress. Our intentions are in direct opposition to the prevailing tendency of being co-opted again and having our armies transformed into auxiliary forces under foreign command. As proxy forces, some of these coopted forces have generally been charged with extinguishing conflicts within the society that, more often than not, have also been engineered by the same “world order” to facilitate access to Africa’s natural resources.

In defending the interests of our people we must depend on our own sense of unity and stop waiting for NATO or AFRICOM to do our job for us. That is the only we can be assured of charting our own path and bringing about the integrated development of the African continent.

Together, let us support the civic and pan-African repoliticization of our youth.

AFRICOM go home, Africa for Africans at home and abroad.

No to foreign bases – US out of Germany ! US out of Africa !

No to terrorist militarization and foreign bases on African soil ! – Get out NOW ! Out of Chagos ! Out of Diego Garcia ! Out of Libreville ! Out of Sao-Tomé ! Out of Ceuta ! Out of Ndjamena ! Out of Djibouti ! Out of Tripoli !…

No to multinationals and their scramble for Africa’s natural resources and farmland !

No to Rulers who sell out Africa to Imperialists !

Yes to democracy and the popular reform of the African Union ! 

Decolonize and unite – Africa is One !

Sisters and brothers, internationalist allies around the world, stand with us. Let us defend Africa !

We endorse the Declaration Go Home AFRICOM ;

Group for Research and Initiative for the Liberation of Africa

Third World Forum (Samir Amin ; Bernard Founou) 

Fondation Frantz Fanon (Mireille Fanon- Mendes-France)

HANKILI SO AFRICA (Koulsy Lamko) ;

AfricAvenir International

Black Agenda Report (Glen Ford) ;

Arbeitskreis Panafrikanismus München (Dipama Hamado)

Revival of Panafricanism Forum (RPF) (Gnaka Lagoke) ;

INSTITUT TUNISIEN DES RELATIONS INTERNATIONALES (ITRI) (Ahmad Manai) ;

Yash Tandon, Former Executive Director of the South Center ;

Diasporic Music on Uhuru Radio ;

Network for Pan Afrikan Solidarity - Ajamu Nangwaya, University of Toronto ;

Emira Woods – IPS ;

Forum Africain des Alternatives

(ARCADE) Africaine de Recherche et de Coopération pour l’Appui au Développement Endogène , (Demba Dembélé)

Afrika Kulturprojekte e.V.

Dr Horace Campbell - Syracuse University 

Dr  Saer Maty Ba,

Dr Sanou Mbaye,

Dr. Boniface Mabanza (Kirchliche Arbeitsstelle Südliches Afrika KASA)

Dr Werner Ruf (AG Friedensforschung)

Berlin Postkolonial e.V. (Mnyaka Sururu Mboro und Christian Kopp)

Dipl.Afrikanistin (Ginga Eichler)

Dr. Lutz Holzinger, (Journalist and Writer in Vienna)

Ababacar Fall, Dakar Senegal

Dr Henning Melber, The Dag Hammarskjöld Foundation, Uppsala/Sweden

Komitee für Grundrechte und Demokratie : Wolf-Dieter Narr :

Joanès Louis (Université Populaire Kwame Nkrumah)

Werner Kersting, Vorsitzender

 


[3]Africa Pax : 
Une solution aux problèmes de gestion et de règlement des conflits
en Afrique, applicable en zone interlacustre, GRILA, Genève, 1995, http://www.grila.org/publi.htm

 

AFRICOM, Hände weg von Afrika !

Raus aus Deutschland !

 

 

Erklärung anlässlich des 50. Jahrestages der Afrikanischen Einheit

 

"Wir, die afrikanischen Staats- und Regierungschefs, die wir uns in Addis Abeba, Äthiopien versammelt haben ; In der Überzeugung, dass die Völker das unveräußerliche Recht haben, ihr eigenes Schicksal zu bestimmen ; Im Bewusstsein, dass Freiheit, Gleichheit, Gerechtigkeit und Würde unabdingbar für die Verwirklichung der legitimen Ziele der afrikanischen Völker sind ; Im Wissen um unsere Verpflichtung, die natürlichen und menschlichen Ressourcen unseres Kontinents in den Dienst des umfassenden Fortschritts unserer Völker in allen Bereichen menschlicher Existenz stellen ;..."[1]

Was bleibt von dieser Charta, verfasst von Modibo Keita und Sylvanus Olympio (den ersten Präsidenten Malis und Togos) und angenommen von 33 jungen afrikanischen Staaten am 25. Mai 1963 ? Sie ist das Gründungsdokument der OUA (Organisation für Afrikanische Einheit), die den Kontinent vereinigen sollte. Leider konnte sie ihr Ziel nicht erreichen. Heute, fünfzig Jahre später, hat längst die AU (Afrikanische Union) ihre Nachfolge angetreten, und doch kämpft Afrika noch immer um seine volle Souveränität. Der Kontinent bleibt verfangen im System einer ungerechten internationalen Arbeitsteilung, aufrecht erhalten von einer imperialistischen Ordnung, deren erklärtes Ziel es ist, den Panafrikanismus zu bekämpfen : So erklärt ein aktueller Bericht des französischen Verteidigungsministeriums den Panafrikanismus zu einer Bedrohung westlicher Interessen. [2]

Anlässlich des 50.Jahrestages der Unterzeichnung dieser Charta fordern wir, afrikanische und deutsche Bürgerinnen und Bürger, Internationalistinnen und Internationalisten, das unwiderrufliche Ende aller Formen des Imperialismus, einschließlich der Re-Kolonisierung, wie sie bald nach der Unabhängigkeit eingesetzt hat.

Im Jahr 1885 wurde auf der Berliner Afrika-Konferenz die weltweit erste "Freihandelszone" geschaffen – ein "Türöffner" für den Wettlauf um Afrikas Reichtümer, der in weiterer Folge zur Aufteilung des gesamten Kontinents unter den Kolonialmächten führte. Heute, im Jahr 2013, will sich AFRICOM von Stuttgart aus in Afrika ausbreiten ; zugleich ist derKontinent von einer nie da gewesenen Vielzahl geopolitischer, wirtschaftlicher und geostrategischer Konflikte zerrüttet. Deutschland mit seiner kriegerischen Vergangenheit ist Heimat vieler Menschen, die dies anklagen und unsere antimilitaristischen Bemühungen unterstützen.

Gemeinsam streben wir nach Frieden, Souveränität und Solidarität.

Das US-amerikanische Regionalkommando für Afrika, AFRICOM, wurde von George W. Bush in der Tradition einer aggressiven und expansionistischen westlichen Politik gegenüber Afrika ins Leben gerufen. Als Vorwand dienen die nationalen Sicherheitsinteressen der USA, die durch die Stärkung der Verteidigungskapazität der afrikanischen Staaten gegen transnationale Bedrohungen geschützt und dadurch die Bedingungen für eine "harmonische" Entwicklung in Afrika gefördert werden sollen. [3]

Seit 2008 befindet sich das Hauptquartier von AFRICOM in Stuttgart. Der ehemalige Bundesaußenminister Walter Steinmeier (2005-2009) und Günther Oettinger, Ministerpräsident Baden-Württembergs zwischen 2005 und 2010, haben den Beschluss derEinrichtung des Hauptquartiers in Deutschland seinerzeit unhinterfragt abgesegnet. Stuttgart beherbergt außerdem die für Militäreinsätze und Manöver auf dem afrikanischen Kontinent verantwortliche U.S. Marine Forces Africa (MARFORAF).

Das Grundgesetz aber verbietet in Artikel 26 jede von deutschem Boden ausgehende Vorbereitung eines Angriffskriegs und sämtliche Handlungen, die geeignet sind, das friedliche Zusammenleben der Völker zu stören. Über Artikel 25 ist das Völkerrecht Bestandteil des Grundgesetzes und geht allen anderen Gesetzen vor, wodurch jede völkerrechtswidrige Aktivität auch grundgesetzwidrig ist. Seit 2002 verfügt Deutschland über ein Völkerstrafgesetzbuch, welches das deutsche Recht an die Regeln des Völkerstrafrechts insbesondere in den Bereichen Völkermord, Verbrechen gegen die Menschlichkeit und Kriegsverbrechen, anpasst. Die Strafbarkeit nach deutschem Recht besteht unabhängig davon, wo, von wem und gegen wen sie begangen werden. Grundlage für die Stationierung des Kommandos in Deutschland sei der "Vertrag über den Aufenthalt ausländischer Streitkräfte in der Bundesrepublik Deutschland" vom 23. Oktober 1954, der auch nach dem Abschluss der 2+4-Verträge weiter gilt.

AFRICOM strebt an, seinen Hauptsitz nach Afrika zu verlegen. Den Plan, AFRICOM auf dem eigenen Kontinent zu beherbergen, lehnt die Mehrzahl der afrikanischen Staaten ab, nur sehr wenige Regierungen ließen sich bisher davon verlocken. Im Zuge der Strategie der Indoktrination, Einkreisung und Erweiterung des Einflussbereichs und mittels entsprechend geförderter oder aufrechterhaltener Spannungsherde wird Druck aufgebaut, und es besteht die Gefahr, dass Regierungen in die Enge getrieben werden, um ihnen dann bereits gefällte Entscheidungen aufzuzwingen. In der Tat dienen AFRICOM, NATO und unilaterale Initiativen einiger NATO-Staaten wie Frankreich ausschließlich dem Interesse der dominierenden Länder und ihrer lokalen Kompradoren. Die Etablierung von AFRICOM in Afrika hat allein zum Ziel, die Rohstoffe und den strategischen Raum Afrikas auf Dauer nicht nur gegen die aufstrebenden Mächte der BRIC-Staaten (Brasilien, Russland, Indien und China), sondern auch gegen Afrikas eigene Einheitsbestrebungen und wirkliche Selbstbestimmung abzusichern.

Kein einziges dieser NATO-Länder benötigt aus Sicherheitsinteressen eine derartig große Militärbasis in Afrika. Zum einen verfügen sie bereits über mehrere Militärbasen und
-einrichtungen, zum anderen können sie sich schon jetzt aufgrund bilateraler Abkommen und anderer damit verbundener Bestimmungen frei auf dem afrikanischen Kontinent bewegen. Die meisten Armeen afrikanischer Staaten wurden bereits in die Zusammenarbeit mit westlichen Streitkräften bzw. ihren Helfern, wie Privatarmeen oder Sicherheitsdiensten, einbezogen. Hinzu kommt, dass diese Kräfte auch den Terrorismus alimentieren, der im Milieu der Unterentwicklung gedeiht, direkt oder indirekt. Außerdem bemühen sie sich nach Kräften, die demokratischen Fortschritte wie in Nordafrika zu bremsen, indem sie bestimmte Länder schwächen oder mittels alliierter Länder des Nahen Ostens fortschrittsfeindliche Regimes unterstützen.

Die Entmündigung der Länder Afrikas ist sehr weit fortgeschritten : Seit drei Jahrzehnten werden sie durch Strukturanpassung und Rückzug des Staates, rein technokratische Regierungsarbeit, Scheindemokratie und Entpolitisierung unserer Bevölkerung geschwächt. Im militärischen Bereich sind die afrikanischen Länder zersplittert, geschwächt und uneins über fundamentale Fragen zu ausländischen Besetzungen wie etwa im Kongo, in der Elfenbeinküste, in Libyen oder in Mali.Auch der Sudan, Ägypten, Nigeria, Tunesien, der Zentralafrikanischen Republik und Algerien sind von Destabilisierung bedroht und werden damit erpresst. Auf den Kriegsschauplätzen wurde die UNO instrumentalisiert und ebnete den NATO-Einsatzkräften den Weg. Der gemeinsame Einsatz afrikanischer Staaten in NATO- und UNO-Missionen mag den Anschein von Einheit erwecken, aber es ist eine oberflächliche Einheit, die hauptsächlich in der gemeinsamen Instrumentalisierung für imperialistische Ziele besteht.

36 Länder des Kontinents entsandten im März 2013 die "nächste Generation von Führungskräften im Sicherheitssektor" nach Washington, um dort an einem Kurs teilzunehmen, der von dem African Center for Strategic Studies (ACSS) durchgeführt wurde. Diese hochrangigen Militärs werden in den Strukturen zur Verstärkung der operationellen und militärischen Kapazitäten im Rahmen von AFRICOMs Theater Security Cooperation Programs (TSCP) eingesetzt. Das Africa Contingency Operations Training and Assistance (ACOTA) Programm vervollständigt diese Truppenbildungsprogramme und dringt sogar in die multilaterale Ausbildung der UNO-Friedenstruppen ein. In der letzten Dekade nahmen immer mehr afrikanische Streitkräfte an verschiedenen Manövern teil : an FLINTLOCK in Nord- und Westafrika, einem jährlich durchgeführten Anti-Terror-Manöver ; AFRICA ENDEAVOR, einem Manöver auf dem Gebiet der Fernmeldeaufklärung ; CUTLASS EXPRESS, einer Serie von Manövern im Indischen Ozean und an der Küste Ostafrikas, die die Kontrolle aller Arten von Handel und Verkehr in dieser Region zum Ziel hat.

Die Sicherheitslage auf dem Kontinent ist tatsächlich sehr besorgniserregend und wird missbraucht, um solche aggressiven Maßnahmen mit dem Schein einer Rechtfertigung zu versehen. Es gibt immer mehr terroristische Zellen und politische Abenteurer mit den verschiedensten Absichten, die der "Weltordnung" und den afrikanischen Ländern gleichermaßen schaden. Dies ist jedoch nur der Gipfel des Eisbergs. Die imperialistischen Mächte behaupten Konflikte unter Kontrolle zu bringen, deren Ursprung in den meisten Fällen auch in ihrer eigenen Politik liegt : gescheiterte Entwicklung, Armut und organisierte Kriminalität im Zuge bestehender Konflikte und in der Instrumentalisierung der Interessenkonflikte zum Vorteil ihrer "Juniors". Diese "Juniors" sind multinationale Firmen, die sich im Umfeld der Rebellen oder der Terroristen bewegen, um Zugang zu Ressourcen zu erhalten. Die undurchsichtigen Verbindungen mit den ausländischen Kräften, die anschließend kommen, um die umkämpften Gebiete zu "befrieden", sind ein fester Bestandteil der Sicherheitsstrategie, die die Militarisierung legitimieren soll. Etliche politische Regimes Afrikas partizipieren an dieser Wegelagerei oder sind den erpresserischen Bedingungen der Liberalisierung und des Ressourcenabbaus unterworfen.

Die Kontrolle und die Unterordnung der nationalen Streitkräfte Afrikas – oder was von ihnen übrig geblieben ist – unter imperialen Einfluss und die geplante Verlegung des AFRICOM-Hauptquartiers nach Afrika verhindern genauso wie die erneute Zunahme französischer und anderer Militärinterventionen, jegliche wirkliche afrikanische Integration. Afrika wird stattdessen zunehmend in eine Abhängigkeit unter dem Schirm der NATO gezwungen. AFRICOM und NATO arbeiten Hand in Hand und lassen sich kaum mehr voneinander abgrenzen. Anfang Mai 2013 erhielt der NATO-Generalsekretär Rasmussen die Auszeichnung für herausragende Führerschaft (Distinguished Leadership Award) durch den Atlantik-Rat (Atlantic Council). Wie die NATO kontrolliert auch AFRICOM den afrikanischen Kontinent und führt damit eine Politik fort, die eine lange Vorgeschichte hat : Die Behinderung der Unabhängigkeiten und der Sturz fortschrittlicher Regime, der vergebliche Versuch, den Sieg über die Apartheid zu verhindern, die Irrungen und Wirrungen der US-Politik in Somalia und im Sudan sowie ihre geheimen Machenschaften mit Al-Qaeda – schon vor den Ereignissen um den 11. September 2001 – und schließlich der darauf folgende so genannte "Krieg gegen den Terror", um nur einige historische Eckpunkte der imperialistischen Afrikapolitik zu nennen.

2002 entstand im Zusammenhang mit dem "Krieg gegen den Terror" die antiterroristische Pan-Sahel Initiative (PSI), die vier Staaten der Sahelzone einbezog. Drei Jahre später wird sie zur Trans-Sahara Counterterrorism Initiative (TSCTI) mit fünf weiteren Mitgliedsstaaten. In Ostafrika schließt die East African Counterterrorism Initiative (EACTI) mit sechs weiteren Ländern an. Im gleichen Jahr (2005) schaltete sich die NATO in die Operationen der Afrikanischen Union in Darfur ein. Zwei Jahre später gestaltete die NATO eine Studie, die die Grundlage für die Afrikanische Eingreiftruppe, African Standby Force (ASF) wurde, die den "kontinentalen Frieden" erhalten und voraussichtlich 2015 einsatzbereit sein soll. Dies ist eine völlige Missachtung der kontinentalen Souveränität. De facto benötigen NATO und AFRICOM keine höhere militärische "Autorität" in entscheidenden Fragen als den leitenden Kontaktoffizier (Senior Military Liaison Officer – SMLO), der als Kontaktpunkt mit der Afrikanischen Union agiert.

Die internationalistische und panafrikanistische Bewegung muss sich mit lauter Stimme gegen diese Ereignisse und Entwicklungen erheben, damit die afrikanischen Eliten und Völker begreifen, dass die Militarisierung Afrikas eine Sackgasse ist. Diese Militarisierung erzeugt und befeuert Konflikte. Die Souveränität Afrikas muss über den Abbau aller ausländischen Militärbasen und die Einsetzung einer kontinentalen afrikanischen Armee erfolgen, deren einzige Aufgabe die Verteidigung des kontinentalen Territoriums und die Aufrechterhaltung des Friedens ist, wie in Africa Pax skizziert. [4]Dies erfordert eine autozentrische Integration Afrikas, die dem sozialen Fortschritt dient. Die derzeitige Einbindung und Degradierung der afrikanischen Armeen zu Hilfstruppen steht im völligen Widerspruch zu diesem Ziel. Diese Hilfstruppen sollen vorgeblich Konflikte lösen, die in Wahrheit oft durch die "Weltordnung" selbst hervorgerufen sind und für die Kontrolle der Ressourcen Afrikas benutzt werden.

Unser wichtigstes Ziel, auf das wir bauen müssen, ist daher unsere Einheit : Afrika muss die Interessen seiner Bevölkerung selbst verteidigen und darf sich nicht in die Hände der NATO oder AFRICOMs begeben. Nur so können wir sicherstellen, dass Afrika seinen Reichtum selbst nutzt und eine integrierte Entwicklung endlich Wirklichkeit wird.

- Für die zivile und panafrikanische Repolitisierung der afrikanischen Jugend !

- AFRICOM, Hände weg von Afrika – Afrika den Afrikanern !

- Keine ausländischen Militärbasen  - weder in Deutschland, noch in Afrika !

- Nein zu terroristischer Militarisierung und zu ausländischen Militärbasen, von Chagos bis Diego Garcia, weder in Libreville, Sao Tomé, Njadema, Djibouti oder Tripolis !

- Nein zu ausländischer Jagd nach Afrikas Ressourcen und Böden durch multinationale Konzerne !

- Nein zu afrikanischen Regierenden, die Afrika dem Imperialismus ausliefern wollen !

- Für eine demokratische und volksverbundene Transformation der Afrikanischen Union !

- Es lebe die Dekolonisierung eines vereinten und unteilbaren Afrika !

- Afrikanerinnen und Afrikaner, internationalistische Freundinnen und Freunde, erhebt Euch für die Verteidigung des afrikanischen Kontinents !

 

GRILA – Group for Research and Initiative for the Liberation of Africa

(Forschungsgruppe und Initative zur Befreiung Afrikas (GRILA))

Wir unterstützen die Erklärung "AFRICOM, Hände weg von Afrika !" :

Forum du Tiers Monde (Samir Amin ; Bernard Founou) 

Fondation Frantz Fanon (Mireille Fanon- Mendes-France)

HANKILI SO AFRICA (Koulsy Lamko) ;

AfricAvenir International

Black Agenda Report (Glen Ford) ;

Arbeitskreis Panafrikanismus München (Dipama Hamado)

Revival of Panafricanism Forum (RPF) (Gnaka Lagoke) ;

INSTITUT TUNISIEN DES RELATIONS INTERNATIONALES (ITRI) (Ahmad Manai) ;

Yash Tandon, Former Executive Director of the South Center ;

Diasporic Music on Uhuru Radio ;

Network for Pan Afrikan Solidarity - Ajamu Nangwaya, University of Toronto ;

Emira Woods – IPS ;

Forum Africain des Alternatives

(ARCADE) Africaine de Recherche et de Coopération pour l’Appui au Développement Endogène , (Demba Dembélé)

Afrika Kulturprojekte e.V.

Dr Horace Campbell - Syracuse University 

Dr Saër Maty Bâ – Somerset, United Kingdom ;

Dr Sanou Mbaye,

Dr. Boniface Mabanza (Kirchliche Arbeitsstelle Südliches Afrika KASA)

Dr Amzat Boukari-Yabara (Ligue Panafricaine - Umoja)

Dr Werner Ruf (AG Friedensforschung)

Berlin Postkolonial e.V. (Mnyaka Sururu Mboro und Christian Kopp)

Dipl.Afrikanistin (Ginga Eichler)

Dr. Lutz Holzinger, (Journalist and Writer in Vienna)

Ababacar Fall, Dakar Senegal

Dr Henning Melber, The Dag Hammarskjöld Foundation, Uppsala/Sweden

Komitee für Grundrechte und Demokratie : Wolf-Dieter Narr :

Joanès Louis (Université Populaire Kwame Nkrumah)

Werner Kersting, Vorsitzender

 

Fora Africom

AFRICOM fora da África

Nem na Alemanha nem na África

Declaração por ocasião do cinquentenário da unidade africana

« Nós, chefes de Estado e de Governo africanos reunidos em Addis-Abeba, Etiópia, convencidos de que os povos têm o direito inalienável de determinar seu próprio destino ; conscientes de que a liberdade, a igualdade, a justiça e a dignidade são objetivos essenciais à realização das aspirações legítimas dos povos africanos ; sabedores de que nosso dever é o de colocar os recursos naturais e humanos de nosso continente ao serviço do progresso geral de nossos povos em todos os domínios da atividade humana ;... »

Que resta dessa carta redigida por Modibo Keita e  Sylvanus Olympio e endossada por 33 novos países em 25 de maio de 1963 ? A carta dava existência à OUA (Organização da Unidade Africana), que não pôde realizar a unidade continental. Cinquenta anos depois, a União Africana substituiu a OUA, mas a África luta ainda por sua plena soberania. Esta permanece bloqueada numa injusta divisão internacional do trabalho mantida por uma ordem imperialista que se interpõe resolutamente contra o pan-africanismo.[1] Um recente relatório da defesa francesa considera que o pan-africanismo é uma ameaça aos interesses ocidentais.

Por ocasião deste cinquentenário, nós, cidadãos africanos e alemães, internacionalistas, exigimos que sejam definitivamente viradas as páginas dos séculos XIX e XX relativas à recolonização. Em 1885, em Berlim, em detrimento do Congo, consagrava-se para o capitalismo o primeiro espaço de livre comércio que tornaria possível outros pactos colonais para a divisão do continente. Em 2013, é a partir de Stuttgart que o AFRICOM (Comando dos Estados Unidos para a África) quer se estender sobre a África, quando conflitos geopolíticos, econômicos e geoestratégicos corroem como nunca o continente. A Alemanha, marcada pela experiência da guerra, é também habitada por cidadãos que a rechaçam e se solidarizam com nosso esforço antimilitarista. A constituição alemã proscreve, em seu artigo 26, toda preparação a uma guerra de agressão ou de ação conduzida a partir de seu solo e suscetível de perturbar a paz entre os povos. Pelo artigo 25, o direito internacional se torna lei alemã, primando sobre todas as outras leis, ao declarar toda atividade contra o direito internacional contrária à constituição alemã. Desde 2002, a Alemanhã dispõe de um código que insere no direito alemão os crimes de direito internacional público, notadamente os de genocídio, crime contra a humanidade e crime de guerra. Estes crimes concedem às jurisdições alemãs uma competência universal para julgá-los seja qual for o lugar do crime ou a nacionalidade de seus autores. Aspiramos à paz, à soberania e à solidariedade.

Na mesma linha de uma política expansionista e agressiva, o Comando Geral dos Estados Unidos para a África, AFRICOM, lançado pela admnistração Bush filho, pretende proteger a segurança nacional dos Estados Unidos reforçando as capacidades de defesa dos Estados africanos contra ameaças transnacionais, para fazer do território um ambiente favorável a um desenvolvimento harmonioso[2]. O Comando busca estabelecer uma base em território africano transferindo o AFRICOM, posicionado desde 2008 em Stuttgart, na Alemanha, onde também está estabelecida a MARFORAF (U.S. Marine Forces Africa), que coordena as manobras e os ataques militares no continente.

Esta perspectiva de uma base do AFRICOM na África é por ora rejeitada pela maioria dos países do continente. Raríssimos são aqueles que se deixam seduzir. Mas ela se impõe como um fato consumado, ao mesmo tempo em que avança a estratégia do endoutrinamento, do cerco e de sua difusão no continente, onde são mantidos focos de tensão.

Com efeito, o AFRICOM, as disposições da OTAN e iniciativas unilaterais de países membros desta, como a França,[3] surgem para servir aos interesses exclusivos dos países do centro e de seu compradores. Esta base visa apenas garantir que nosso espaço estratégico e nossas matérias primas estejam duravelmente a salvo das potências emergentes dos BRICS e de nossa própria perspectiva de unidade. Nenhum país da OTAN precisa de uma base militar tão grande na África. Não apenas eles dispõem de várias base e facilidades, mas podem ir aonde bem entendem em todo continente em razão de cláusulas bilaterais e de outros acordos conexos. A maioria dos exércitos dos países africanos foi cooptada pelas forças dos Estados imperialistas, suas milícias privadas e outras companhias de segurança. Além disso, estas forças nutrem direta ou indiretamente o perigo terrorista que prospera em meio ao subdesenvolvimento. Por outro lado ainda, estas forças se empenham em freiar os avanços democráticos, como na África do Norte, fragilizando alguns países ou apoiando regimes retrógrados através de seus aliados no Oriente Médio. O tutelamento de nossos países está bastante avançado, pois estes foram devastados por três décadas de ajustes estruturais, de desengajamento do Estado, de governança empresarial, de simulacros de democracia e de despolitização. No plano militar, os países africanos estão dispersos, fragilizados e desunidos no que tange a questões cruciais como a ocupação do Congo, da Costa do Marfim, da Líbia e do Mali. A chantagem da instabilidade ameaça com a mesma intensidade o Sudão, o Egito, a Nigéria, a Tunísia, a República Centro-Africana e a Argélia... Nos teatros de operações, a ONU é instrumentalizada, deixando total liberdade de ação às forças da OTAN.

A aparente unidade dos países africanos militarizados nestas missões se forja sobretudo na esteira do imperialismo. Trinta e seis países do continente enviaram em formação a Washington a “próxima geração de líderes do setor da segurança” (ACSS-Africa Center for Strategic Studies).

Estes militares de alta patente vêm se inserir num dispositivo de fortalecimento das capacidades operacionais e militares no âmbito do AFRICOM’s Theater Security Cooperation programs (TSCP). O programa Africa Contingency Operations Training and Assistance (ACOTA) completa estes programas de formação da tropa e se insinua até na formação multilateral de pacificação promovida pela ONU. Há cerca de 10 anos, um número crescente de exércitos africanos participam anualmente das manobras FLINTLOCK de luta antiterrorista na África do Norte e do Oeste. 

Quanto à AFRICA ENDEAVOR, trata-se de uma manobra no setor da comunicação de inteligência. CUTLASS EXPRESS consiste em manobras marítimas supostamente organizadas para conter todo tipo de tráficos na África do Leste e no Oceano Índico.

É bem verdade que há uma insegurança inabitual no continente, que acaba servindo de pretexto para tantos impulsos belicosos. Há cada vez mais núcleos de natureza terrorista ou aventureiros políticos com agendas próprias e que são nocivos tanto à “ordem do mundo” quanto aos países africanos. Mas trata-se de epifenômenos.

Na origem dos conflitos que essas potências dizem querer deter, temos as incidências de suas próprias políticas, a pobreza, o fracasso do desenvolvimento, deliquências e tráficos remanescentes. Há ainda uma instrumentalização da desordem por parte de pequenas multinacionais que se conluiam com nebulosas de rebeliões ou com terroristas para ter acesso a recursos naturais.

As íntimas relações com as forças estrangeiras que vêm em seguida liberar as zonas de conflito fazem parte da estratégia securitária extrema que valida a militarização. Vários regimes políticos de nossos países participam dessa bandidagem ou se submetem às chantagens das condicionalidades das liberalizações e dos recursos extrativistas.

A tutela de nossos exércitos nacionais, ou do que deles resta, e a perspectiva de um deslocamento da base do AFRICOM para o continente africano, bem como o recrudescimento das intervenções militares francesas, entre outras, hipotecam qualquer real integração continental. A África está sendo progressivamente forçada a se colocar sob o guarda-chuva da OTAN. AFRICOM e OTAN ajudam-se reciprocamente ao ponto de não mais podermos distinguir nuanças entre ambas. Em maio de 2013, o secretário-geral da OTAN, o senhor Rasmussen, recebeu em Washington o « Distinguished Leadership Award  » do Conselho Atlântico. Tanto o AFRICOM quanto a OTAN controlam o continente, sofisticando uma política que vem de longe. Alguns de seus momentos históricos são os entraves às independências, as derrubadas de regimes progressistas e o fracasso da contenção à luta contra o apartheid. O mesmo se pode dizer das tratações estadunidenses com Al Qaeda, dos atentados jihadistas de antes do 11 de setembro e das políticas ditas antiterroristas decorrentes. Em 2002, surge a iniciativa pan-saheliana antiterrorista, reunindo quatro países, que se aliará três anos depois à TSCTI (Trans-Saharan Counter-Terrorist Initiative), com mais cinco países. Na África do Leste, é criada a EACTI  (East African Counter-Terrorist Initiative), englobando cinco países mais. Ainda em 2005, a OTAN presta assistência à União Africana na região do Darfour. Dois anos depois, ela produz o estudo que servirá de matriz para as brigadas das FAA (Forces Africaines en Attente- Forças africanas ao aguardo), supostamente encarregadas de manter a paz continental e que seriam operacionais em 2015. Na realidade, a OTAN e o AFRICOM só precisam de seu atual oficial de ligação militar de alta patente (SMLO), que age como ponto de contacto das atividades com a União Africana.

Devemos absolutamente gerar um novo ímpeto internacionalista e pan-africanista para que nossas elites e nossos povos compreendam que a militarização da África é um impasse que antes atiça e atrai conflitos. A soberania da África passa pelo desmantelamento de todas as bases estrangeiras, pelo advento de um exército continental orientado unicamente à defesa do solo continental, à manutenção da paz, ao estilo Africa Pax [4] Isto supõe uma integração continental voltada ao progresso social, o que se opõe à cooptação e à transformação de nossos exércitos em forças indígenas subordinadas ao neocolonialismo. Estas são encarregadas de encerrar conflitos amiúde instrumentalizados pela “ordem mundial” em função do acesso aos recursos naturais. Devemos primeiramente contar com nossa própria unidade e atuar na defesa dos interesses de nossos povos sem esperar que a OTAN ou o AFRICOM o façam em nosso lugar. Somente assim poderemos ter o controle de nossa própria acumulação e concretizar o desenvolvimento integrado do continente.

Todas e todos pela repolitização cidadã e pan-africana de nossa juventude.

Fora AFRICOM ! A África para os africanos !

Não mais bases estrangeiras nem na Alemanha nem na África ;

Não à militarização terrorista e à presença das bases estrangeiras, de Chagos a Diego Garcia, passando por Libreville, São Tomé, Ceuta, Ndjamena, Djibouti ou Trípoli... ;

Não ao assalto generalizado dos recursos naturais e das terras agrícolas africanas por multinacionais ;

Não aos dirigentes que subordinam a África ao imperialismo ;

Por uma transformação democrática e popular da UNIÃO AFRICANA ;

Viva a descolonização definitiva da África unida e indivisível.

Africanos, africanas, amigos internacionalistas, levantemo-nos pela defesa do continente africano.

Grupo de pesquisa e de iniciativa para a libertação da África (GRILA)

 

Endossaram a declaração Fora AFRICOM :

 

Forum du Tiers Monde (Samir Amin ; Bernard Founou) 

Fondation Frantz Fanon (Mireille Fanon- Mendes-France)

HANKILI SO AFRICA (Koulsy Lamko) ;

AfricAvenir International

Black Agenda Report (Glen Ford) ;

Arbeitskreis Panafrikanismus München (Dipama Hamado)

Revival of Panafricanism Forum (RPF) (Gnaka Lagoke) ;

INSTITUT TUNISIEN DES RELATIONS INTERNATIONALES (ITRI) (Ahmad Manai) ;

Yash Tandon, Former Executive Director of the South Center ;

Diasporic Music on Uhuru Radio ;

Network for Pan Afrikan Solidarity - Ajamu Nangwaya, University of Toronto ;

Emira Woods – IPS ;

Forum Africain des Alternatives

(ARCADE) Africaine de Recherche et de Coopération pour l’Appui au Développement Endogène , (Demba Dembélé)

Afrika Kulturprojekte e.V.

Dr Horace Campbell - Syracuse University 

Dr Saër Maty Bâ – Somerset, United Kingdom ;

Dr Sanou Mbaye,

Dr. Boniface Mabanza (Kirchliche Arbeitsstelle Südliches Afrika KASA)

Dr Amzat Boukari-Yabara (Ligue Panafricaine - Umoja)

Dr Werner Ruf (AG Friedensforschung)

 

Berlin Postkolonial e.V. (Mnyaka Sururu Mboro und Christian Kopp)

Dipl.Afrikanistin (Ginga Eichler)

Dr. Lutz Holzinger, (Journalist and Writer in Vienna)

Ababacar Fall, Dakar Senegal

Dr Henning Melber, The Dag Hammarskjöld Foundation, Uppsala/Sweden

Komitee für Grundrechte und Demokratie : Wolf-Dieter Narr :

Joanès Louis (Université Populaire Kwame Nkrumah)

Werner Kersting, Vorsitzender

 


[3] Mais de cinquenta intervenções militares neocoloniais francesas em 50 anos, verhttp://www.rfi.fr/afrique/20100714-1960-2010-50-ans-interventions-militaires-francaises-afrique ou Raphaël Granvaud, Que fait l’armée française en Afrique, Dossiers Noirs Survie, Paris, 2009

[4]Africa Pax : 
Une solution aux problèmes de gestion et de règlement des conflits
en Afrique, applicable en zone interlacustre, GRILA, Genève, 1995, http://www.grila.org/publi.htm